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Les espaces couleurs L*a*b* et CIEXYZ

 


Choisir l'espace de travail de Photoshop ou de ses images : sRVB, Adobe RVB 98, ProPhoto ?
Publié le 15 avril 2011 / Mis à jour le 24 avril 2018

 

Voilà une autre question qui revient souvent ! Tout photographe sait aujourd'hui qu'il existe plusieurs espaces couleurs de travail plus ou moins grands. Mais comment choisir ? Est-ce que le petit sRVB est si petit que cela et ne peut pas convenir dans certains cas ? Il a "mauvaise" presse mais est-ce toujours fondé ? A-t-on toujours besoin d'utiliser le très grand ProPhoto ? Que risque-t-on exactement si on se trompe ? Y-a-t'il des couleurs vraiment non imprimables ? Etc...


Avertissement ! Surtout sur cette page mais c'est l'état d'esprit du site en général, je souhaite vous faire part de mon expérience de photographe utilisateur de la gestion des couleurs depuis douze ans maintenant. Donc dépasser les simples approches théoriques qui nous disent que l'Adobe RVB 1998 est plus grand que le sRVB donc... c'est mieux ! Tellement de critères rentrent en ligne de compte. De plus, surtout au début de mes "expérimentations pratiques", je me faisais souvent cette réflexion : sur le papier il ne devrait pas y avoir photo et pourtant, franchement, les différences ne sont pas toujours bien grandes réellement. Pourquoi ? Vous devriez mieux comprendre pourquoi j'aime beaucoup le ProPhoto mais aussi pourquoi je défends le sRVB en lisant cette page...

C'est en connaissant bien les différences entres les espaces couleurs, du "petit" sRVB au "grand" ProPhoto - et il y en a bien d'autres - que vous ferez le bon choix. Et vous allez voir que si le plus peut le moins, le moins peut souvent largement suffire ! Pour les utilisateurs les plus avertis, nous verrons également quelques points qui permettent d'optimiser son choix. Ensuite, je vous montrerai, concrètement, comment choisir à travers quatre exemples pratiques...

 

 

Commençons par tordre le cou à une drôle de croyance à propos du sRVB...

A cause d'une erreur d'attribution de profil à l'ouverture d'une photo, j'entends souvent dire qu'avec le profil sRVB les couleurs sont ternes !!! Que le sRVB c'est pas terrible. Que cela confirme bien la réputation de cet espace couleurs. Or c'est juste une erreur de manipulation ! Voyons cela en détail.

Petit rappel car cela va mieux en le disant !

Pour être affichée dans Photoshop, une photo doit forcément posséder un profil ICC. Nous l'avons revu, entre autre, sur la page précédente, choisir son espace de travail Photoshop . C'est le profil ICC qui va lui donner ses "vraies" couleurs. (Je vous invite à relire ma page sur l'attribution d'un profil pour plus de détails ) En effet, une valeur RVB ne représente jamais une couleur (donc L*a*b*) dans l'absolu. C'est l'espace couleurs ou le profil ICC qui lui est attribué qui vont donner un "sens" colorimétrique à une valeur RVB. Ainsi pour une même valeur RVB (par exemple 0, 255, 0) je ne vais pas avoir le même vert (L*a*b*) en sRVB ou en Adobe RVB :

   
Couleur Lab différente selon l'espace couleur
 
 

Les mêmes valeurs RVB (0, 255, 0) se projettent sur deux verts L*a*b* différents dans l’espace couleurs sRVB et Adobe RVB 98. Une même valeur RVB correspond bien à deux verts différents selon l'espace couleurs.


Une même valeur RVB correspond bien à deux verts (deux valeurs L*a*b*) perçus différemment selon l'espace couleurs.


Maintenant, en images cela donne quoi ?

   
 

Mon analyse ! Certes les couleurs sont plus ternes en sRVB sauf que ce n'est pas le bon profil pour cette image ! Cette image avait été convertie en Adobe RVB 98 et aurait donc du être ouverte en Adobe RVB 98 or elle est affichée avec le profil sRVB. Voilà comment une "petite" erreur de manipulation, à l'ouverture d'une image, peut laisser penser beaucoup de chose sur un espace couleurs...
Pour finir ma démonstration, je vais maintenant vous montrez cette même image avec, à chaque fois, le bon profil, en Adobe RVB 98 et en sRVB (réalisée à partir d'un fichier RAW développé deux fois) :

   
  Mon analyse !  Il n'y a plus de différences visibles entre une image Adobe RVB 98, ouverte avec son profil et la même image, développée cette fois-ci en sRVB (et donc elle aussi avec son profil). Le sRVB contient déjà de très nombreuses couleurs ! Il n'est ni si petit que cela, ni terne !!! Pour être tout à fait exact, il n'y a pas de différences visibles sur un écran "sRVB" mais une très légère différence de détails dans les rouges super-saturés visibles uniquement si vous possédez un écran dit large gamut. Toutes les autres couleurs sont strictement identiques !

Attention ! Selon le navigateur Internet utilisé et seulement si vous êtes sur écran dit large gamut donc affichant en gros l'Adobe RVB 98, vous pourrez voir ces images malgré tout avec des différences qui sont uniquement dues à la gestion des couleurs de votre navigateur ou / et de votre système d'exploitation sur PC surtout. Prenez les images et ouvrez les dans Photoshop et tout rentrera dans l'ordre.

Allons plus loin maintenant...

Nous avons développé un même fichier RAW en sRVB puis en Adobe RVB 98. On voit sur l'image ci-dessus que la différence, du moins dans cette taille, n'est pas visible; Les photos semblent et sont très ressemblantes ! Quel est donc cet avantage si déterminant à travailler dans un espace plus grand que le sRVB ? Et si oui, lequel ? Plutôt en Adobe RVB 98 ou en ProPhoto ?

D'où cette question : où est-ce qu'il faut aller chercher les différences ? Nous allons passer en revue rapidement les différences théoriques entre les trois principaux espaces couleurs puis nous verrons de nombreux cas concrets pour vous aider à choisir, en connaissance de cause.

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Quelle sont les différences théoriques entre les espaces couleurs ?

Il existe une différence essentielle entre les espaces couleurs et deux autres que seuls quelques utilisateurs avertis pourront mettre dans la balance.

  • La première d'entre elles est évidemment leur gamut; C'est celle qui nous intéressera le plus ici. C'est la plus parlante mais aussi la plus intéressante !
  • Mais ils se distinguent également par leur illuminant c'est-à-dire la température de couleur de leur point blanc;
  • Et enfin par leur courbe gamma.

Principale différence : leur gamut.

La principale différence est la taille de leur gamut donc dit autrement la taille de l'ensemble des couleurs qu'ils sont capables de reproduire avec des nuances.

Espaces couleurs sRVB, Adobe RVB 98 et ProPhotoAinsi, le "petit" sRVB ne contient qu'environ 2,5 millions des couleurs de l'espace de référence qu'est l'espace L*a*b* donc l'ensemble des couleurs qu'est capable de voir un œil humain "standard". Pour faire court, il est donc capable, potentiellement, de reproduire seulement les couleurs les moins saturées, qui soit dit en passant, sont les plus courantes ! Je dis potentiellement car une photo, à part photographier de la lumière blanche à travers un prisme en gros plan, ne contient jamais toutes les couleurs de l'arc en ciel.

Sur la figure ci-contre, on voit par exemple que l'espace couleurs Adobe RVB 98 est un peu plus grand vers les bleus, cyans et sensiblement dans les verts saturés. Seul le ProPhoto RVB est vraiment plus grand et ce, dans toutes les couleurs. Il est même capable de dépasser légèrement l'espace L*a*b*. Donc commençons par tordre le coup à un a priori :

Si tous les espaces couleurs sont plus ou moins grands c'est bien qu'ils possèdent un espace commun donc des couleurs communes. Pour ces couleurs, leur aspect sera rigoureusement le même, quelque soit l'espace de travail choisi et tant, évidemment, que vous n'effectuerez pas de saturation sur celles-ci qui pourraient dépasser l'espace d'origine.

Maintenant, la question est de savoir si celui que je vais choisir est assez grand pour mes photos, mon appareil photo ou encore mes tirages. C'est pour cela notamment que l'on superpose les profils de périphériques et les espaces couleurs. Nous verrons cela un peu plus en détail ci-dessous...

   
 
 

La comparaison entre les possibilités du gamut d'une impriante et celui d'un espace n'est que théorique...

... tant que les pixels d'une image n'ont pas été eux aussi projetés sur ce diagramme. On compare habituellement les espaces couleurs et les profils en plaçant leur gamut respectif sur le diagramme de chromacité :


Différents espaces couleurs et profils ICC


Vu comme cela, on se demande bien pourquoi travailler en sRVB ou même en Adobe RVB 98 ? En théorie, c'est incontestable mais en pratique, compte encore plus les couleurs que l'on a vraiment photographiées et ce que l'on veut en faire (saturation en post-traitement). Un photographe animalier comme Vincent Munier ne photographie pas tous les matins des couleurs très saturées et n'a donc que faire du ProPhoto, qui l'oblige qui plus est à travailler en 16 bits donc alourdir son flux de travail. Ces photos et ses tirages seront rigoureusement les mêmes en sRVB ou ProPhoto.

Il en va tout autrement pour les photographes qui affectionnent les couleurs saturées soit dès la prise de vue soit en post-traitement, je pense notamment au HDR. S'ils veulent profiter au maximum du gamut de leur imprimante, il devront travailler en ProPhoto car même l'Adobe RVB 98 est un peu court vers le bleu-cyan (toujours potentiellement).

Cela va mieux en le précisant ! NE PAS CONFONDRE POTENTIEL et RéEL. UNE FERRARI PEUT POTENTIELLEMENT ROULER A PLUS DE 300KM/h. ELLE NE LE FAIT PAS POUR AUTANT TOUT LE TEMPS. un appareil photo peut potentiellement photographier un très large gamut mais ce que vous allez photographier ne le contient pas forcément... Voilà pourquoi le sRVB peut parfois suffire. De la même manière, vous n'êtes pas forcément quelqu'un de "bien" parce que vous avez une Ferrari et bien vous n'êtes pas quelqu'un de piètre valeur parce que vous utilisez le sRVB.

 
     
   
 

Mon conseil ! L’Adobe RVB 98 est certes plus grand que le sRVB mais remarquez bien que c'est surtout vers les verts et un peu vers les rouges. Voilà entre autre pourquoi il n'y a pas de différences toujours très sensibles visuellement (même sur un écran large gamut s'entend) ou la pipette sur un écran "sRVB" sur ma photo de bouteille ci-dessus.
Remarquez ensuite que si vous comparez le gamut du sRVB et de l'Epson vers les rouges, ils sont très proches. Cela veut dire que même si on avait développé cette photo en ProPhoto (pour gagner en nuances dans les rouges des bouchons de bouteilles), on aurait été incapable de les imprimer et accessoirement de les afficher sur notre écran (mais on peut travailler à la pipette). En fait, on aurait plein de nuances de rouges sur le fichier... que l'on ne verraient pas sur nos écrans, sur Internet, sur nos tirages ! Nous voilà bien avancé ! J'ai vraiment hâte que les gamut des tirages augmentent...

Pour résumer, je dirai que l'Adobe RVB 98 n'a plus grand intérêt aujourd'hui pour qui imprime chez lui et que si vous voulez être sûr de conserver le maximum de potentiel dans votre chaîne graphique, travaillez en RAW puis développez le tout en ProPhoto 16 bits. Mais ne vous attendez pas tout le temps à des miracles sur toutes vos photos en terme de marge gagnée.

Tout cela pour dire qu'en partant d'un photo, j'ai voulu vous montrer combien tous les avantages théoriques ne permettaient pas forcément de les montrer visuellement ni sur un tirage. Juste dans un logiciel de comparaison de profils. Juste de la photo quoi ! Bien sûr qu'il est d'autres photos ou l'avantage pratique sera plus substantiel mais on est donc pas dans le systématique : la théorie dit que cela se voit tout le temps. Pas si simple tout cela. Pourquoi croyez-vous d'ailleurs qu'autant de photographes continuent de travaillez en sRVB ? Que des aveugles ?...

Deuxième différence : leur illuminant (D50 ou D65)

C'est un point que seuls les utilisateurs avancés noteront. L'illuminant est donc la température du point blanc. Il existe deux possibilités pour les espaces couleurs les plus connus : D50 (5000 K) et D65 (6500 K).

  • Illuminant D50 : ProPhoto, Don RGB, Mélissa RGB, etc.
  • Illuminant D65 : les fameux sRVB et Adobe RVB 98.


Mais quelles sont les conséquences ? Il s'agit d'un point intéressant à la condition de travailler sur une chaîne graphique entièrement calibrée et qui, vraisemblablement, essayera de suivre les préconisations des dernières normes ISO. Cela concerne donc peu de photographes a priori mais peut-être davantage de retoucheurs pros qui doivent offrir des garanties à leurs clients. Ainsi, si vous travaillez sur un écran Art Graphique Eizo, respectant les dernières normes, dont l'illuminant par construction est le D50, dont le calibrage se fera donc sur cette valeur cible pour sa température de couleur et que les tirages seront analysés sous une lumière contrôlée (boîte avec tubes D50), ainsi que dans un environnement contrôlé (ambiance de la pièce), alors vous pourriez "facilement" faire correspondre les blancs sur votre écran et les blancs sur les tirages. Pour les autres..., il y a trop de conditions à réunir pour que cela ait suffisamment d'intérêt de s'arrêter sur ce seul critère. L’œil a en effet un grand pouvoir d'adaptation chromatique.

Troisième différence : leur "gamma"

Chaque espace couleurs possède son propre gamma, de 1,8 à 2,2 ou même L* (proche de 2,2 mais encore plus fidèle au gamma de l’œil humain).

  • Gamma 1,8 : ProPhoto.
  • Gamma 2,2 : Adobe RVB ou encore l'ECI RGB V2, le Don RGB ou encore le Mélissa RGB.
  • L* (proche de 2,4) : c'est celui qui représente le mieux la façon de voir de notre œil.


Mais quelles sont les conséquences ? Et bien, pour vous photographes,... aucune ! Essayez de développer une photo avec des parties sombres importantes en ProPhoto puis en sRVB : elles seront identiques ! En fait, ces différences ont un sens pour ceux qui les ont inventés mais la gestion des différences est transparente pour nous et se fait à l'intérieur des logiciels.

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Quelles sont les différences pratiques ? Comment choisir son espace de travail entre sRVB, Adobe RVB 98, ProPhoto ?

Je pense qu'il est important de commencer par se poser la question des couleurs dont nous parlons : les couleurs que nous photographions, celles, qu'ensuite, nous allons retoucher et enfin qu'est-ce que nous allons en faire. En effet, l'espace couleurs dont j'aurai besoin sera celui qui ne me limite pas à la prise de vue ou pendant mes retouches, mais également et c'est souvent négligé, quand on ne veut pas faire parler que les graphiques et les espaces, qui se voit sur ma destination finale. Dit autrement, est-ce que j'ai tout le temps besoin de travailler dans des espaces large gamut ? Comment sont traduites les couleurs peu ou normalement saturées dans les différents espaces couleurs ? Que se passe-t-il avec les couleurs "non imprimables" ? Que ce passe-t-il si je sature mes photos en post-traitement dans un espace trop étriqué ? 

1 - Cas des couleurs "normalement" saturées subissant peu de post-traitement

Sur l'image ci-dessous, j'ai développé un fichier RAW en ProPhoto. Cette photo (en TIFF) était un recadrage d'un portrait centré sur la joue d'un visage européen en hiver. Le logiciel a extrait les couleurs des pixels pour les projeter dans l'espace L*a*b*. En vert, vous voyez les contours du profil de mon imprimante sur papier Glossy, en bleu celui d'un écran classique (non large gamut donc proche du sRVB) et en gris le ProPhoto. Toutes les couleurs peu saturées des teintes chair sont contenues dans les trois espaces couleurs et représentées par des couleurs L*a*b* communes aux trois espaces ! Pour cette photo, changer d'espace couleurs ne changera pas l'aspect de votre photo ! De même qu'elle s'affichera pareil sur un écran calibré à gamut classique (proche du sRVB) et large gamut (proche de l'Adobe RVB 1998).

Remarquez de plus que si vous souhaitiez saturer un peu votre image, vous pourriez le faire sans risque de postérisation pour votre image, même en sRVB, car les teintes chair ne sont pas collées au bord de l'espace sRVB. (Il n'en irait pas forcément avec d'autres couleurs...)

 
   
 

Mon constat ! Le sRVB est considéré, à juste titre, comme petit dans l'absolu donc "contient" POTENTIELLEMENT moins de couleurs reproductibles que les autres mais si vous ne les travaillez jamais, on s'en moque éperdument et n'oubliez jamais qu'il s'agit de couleurs saturées voire très saturées (d'origine ou saturées par vos soins dans Photoshop par la suite !) 

Mon conseil ! La clef de votre choix peut donc se faire par rapport aux sujets photographiés donc aux seules couleurs saturées que vous allez prendre en photo directement et j'ai même envie d'aller plus loin, que vous allez pouvoir imprimer. Travailler en ProPhoto si vous photographiez les couleurs de l'automne, même par belles lumières et que vous les imprimez sur du papier mat ne sert à rien car elles ne sont pas reproductibles par le gamut du papier !


IL NE FAUT PAS CONFONDRE LES POSSIBILITES THEORIQUES D'UN ESPACE ET CE DONT VOUS AVEZ BESOIN. EN THEORIE, LE GRAND ESPACE ProPhoto PERMET DE CONSERVER DAVANTAGE DE COULEURS MAIS SI VOUS NE PHOTOGRAPHIEZ JAMAIS CES COULEURS TRES SATUREES OU QUE VOUS NE SATURIEZ PAS EXPRèS VOS IMAGES EN POST-TRAITEMENT CELA NE SERT A RIEN ! POINT.
TOUTES LES COULEURS COMMUNES AU ProPhoto ET AU sRVB SONT LES MÊMES EN ProPhoto ET EN sRVB... PAR DÉFINITION !

2 - Cas des couleurs bien chatoyantes, saturées, plutôt dans les verts ou si vous adorez particulièrement le HDR ou encore les images saturées à la prise de vue ou en post-traitement. 

Voilà un cas où il faut distinguer deux problèmes différents :

  • Les risques de cassures de tons pendant le post-traitement en saturation;
  • Les aplats de couleurs sans nuances (mais également sans cassures de tons).

La donne est vraiment différente et, vous l'aurez compris, le développement de vos fichiers RAW en ProPhoto 16 bits est presque une évidence. Là encore cela ne veut pas dire que votre tirage en flux ProPhoto sera tellement différent d'un tirage en flux sRVB mais il faut maximiser vos chances et utiliser au maximum les possibilités actuelles de nos périphériques. De plus, je crois qu'il est important, dès maintenant, de prendre de bonnes habitudes car j'espère bien que les gamuts de nos chères imprimantes vont encore faire beaucoup de progrès et qu'un jour, je ne vous parlerai plus de sRVB... avec ces couleurs très saturées !

Cela dit, je vais vous montrer pourquoi, sur le papier, il faut utiliser le ProPhoto et pourquoi, en pratique, ce n'est pas toujours spectaculaire sauf à isoler un problème et grossir dessus. Voyons de quoi je parle...

a - Les cassures de tons dans certaines couleurs - Ne travaillant pas spécialement des couleurs saturées, je n'étais jamais confronté au problème des cassures de tons lorsque l'on sature les couleurs. C'est donc en cherchant sur Internet que j'ai trouvé une solution, notamment dans l'article de mon mentor sur Camera Raw, l’américain Jeff Schewe (pote du regretté Bruce Fraser). En lisant son article comparant le sRVB vs ProPhoto RGB, qui montre clairement ce défaut sur de nombreuses couleurs lorsque l'on sature ses photos selon l'espace couleurs choisis, j'étais convaincu qu'il avait trouvé la solution et acquis la certitude de l'importance "relative" de ce soucis, exactement ce que je ressentais en faisant mes propres essais. Cet article confirmait bien ce que je constate par la pratique, en qualité et en quantité. Voilà de quoi il en retourne. Donc on pourrait définir le cas, pour commencer, où vous avez pris en photo quelque chose de pas spécialement saturée (compatible avec le sRVB ou l'Adobe RVB). Or vous souhaitez, par goût, augmenter la saturation de celle-ci ou bien vous prévoyez de faire du HDR, donc vous devez alors "avoir de la place" vers les couleurs saturées et travailler dans un espace dont les frontières sont reculées (je vous renvoie à l'image des espaces au début de cet article). Avant saturation votre image est parfaite par exemple en sRVB mais après saturation, elle serait alors postérisée - sur certaines couleurs - donc vous observeriez de nombreuses cassures de tons, de nombreux aplats disgracieux, sur cette même photo, dans cet petit espace couleurs. Le problème serait inexistant en ProPhoto dès le départ. 

Mon conseil ! Si vous aimez les photos saturées, dès la prise de vue ou en post-traitement, vous devez choisir de travailler bien sûr de préférence en RAW puis en ProPhoto 16 bits sinon choisir le profil Adobe RVB sur votre boîtier si vous photographiez en JPEG, afin d’avoir de la "place" pour saturer vos images sans risques de postérisation. Sans quoi, voilà ce qui se passera en images :

1 - Vous développez votre fichier Raw en sRVB puis en ProPhoto. Vous agrandissez vos deux développements à 100% dans une zone de couleur "sensibles" donc plutôt avec des verts ou verts/jaunes (selon mes tests car Jeff Schewe montre le problème même vers les rouges-orangés). 

Attention ! Si vous aviez photographié des couleurs "pétantes", vous pourriez voir la différence sur votre écran entre ces deux développements mais encore faut-il que vous ayez un écran large gamut sinon cela va être compliqué ! Il n'y a que la pipette Photoshop qui vous la montrera. Et encore que si vous avez un écran large gamut en 2016 il ne vous montrera guère plus que l'Adobe RVB 98 qui est encore très loin du ProPhoto. Cela dit c'est mieux que rien et vous verrez alors au moins toutes les différences entre le sRVB et l'Adobe RVB 98 vers les verts principalement.

2 - Maintenant et si vous faites une saturation sur vos photos, même sur un écran ne montrant en gros que le sRVB, vous pourrez "voir" concrètement comment vos images se dégradent. Voici un exemple en image :

   
   
 

Mon constat : on voit très clairement que quand on applique une saturation de +20 dans Photoshop à cette image sRVB, celle-ci postérise (cassures de tons) dans les verts. Il ne se passe pas grand chose dans les rouges où l'on observe seulement un aplat très saturé (on est aux limites d'affichage des différences des écrans "sRVB" pour ces couleurs. Il n'y a que la pipette pour vous indiquer si vous êtes en 255 ou sensiblement inférieur). Ces artefacts peuvent arrivés très très vite sur certaines couleurs vives.

   
   
 

Mon constat : on voit très clairement que quand on applique une saturation de +20 dans Photoshop à cette image ProPhoto, celle-ci ne postérise plus (cassures de tons) dans les verts. Il en serait de même sur nos couleurs vives prises au flash ou au soleil. Les rouges ne postérisent pas plus mais deviennent très saturés et sans nuance : aplat très saturé de rouge à l'affichage mais cela va dépendre de votre écran; s'il montre le sRVB, vous allez voir un aplat de rouge. Si vous avez un écran large gamut, cela va probablement être proche car l'espace Adobe RVB est plus grand que le sRVB mais surtout vers les verts, verts/jaunes (pour faire court car il faudrait nuancer selon le niveau de luminosité). En revanche, si vous passez votre pipette dessus dans Photoshop, vous allez constater que les valeurs de rouge varient beaucoup : de 205 à 230. En ProPhoto il y a bien des nuances de rouges mais elles ne se voient pas à l'écran. Et le plus fou c'est que même à l'impression sur un papier brillant de type Glossy, vous ne verriez pas de différence ou si peu par rapport au potentiel du ProPhoto tant le gamut de nos imprimantes/papiers aujourd'hui ont des "petits" gamuts !

Mon analyse et mes conseils ! Pour mettre "clairement" en évidence l'intérêt de privilégier le ProPhoto au sRVB quand on "travaille" des couleurs saturées, à la prise de vue ou en post-traitement, il a fallut que je grossisse beaucoup mes photos (idem sur le site de Jeff qui grossit lui ses images à 400%). A 100% cela se voit, surtout sur les verts, mais pas non plus de manière criante. Sur un tirage A4, cela passerait inaperçu. Donc à 400%, les choses sont très claires et n'incitent pas à travailler en sRVB. Voilà pourquoi, selon moi, de nombreux photographes qui aiment pourtant les couleurs saturées continuent à travailler en sRVB sans "soupçonner" que leur flux de travail est largement optimisable : parce que pour leur usage final, ces défauts seront très discrets, dans ces petites tailles d'impression. Vous avez donc là une belle marge d'amélioration, surtout si vous passez aux tirages grands formats !

Ma conclusion !

Pour vous montrer quelque chose j'ai du, comme Jeff Schewe, dans le cas de ce pompon, agrandir considérablement ma photo (400% dans Photoshop) d’où la pixellisation de l'image. Certes, il se passe quelque chose mais nul doute que vous n'y aurez vu que du feu si j'avais mis la photo - avec saturation de +20% ce qui n'est pas rien ! - sur mon site Internet, en entier dans une taille courante pour Internet, tant les parties concernées par cette postérisation sont minuscules. Il en aurait été évidemment tout autrement avec un sujet aux couleurs bien vives pris en proxiphoto donc remplissant ma photo.

Donc en théorie la différence est indiscutable et pourtant, en pratique, cela peut passer inaperçu, sur un tirage A4 par exemple dans ce cas. Pas si simple cette affaire ! Voilà, chers débutants (ou pas !) pourquoi vous ne voyez pas toujours pourquoi ce que vous faites n'est pas "idéal" et voilà pourquoi un bon vieux sRVB vous va si bien depuis des années peut-être...

Cela dit également, pour ne pas avoir à faire cet essai à chaque fois car cela serait une perte de temps ridicule, travailler en ProPhoto vous mettra tout le temps à l'abri de ce genre de déconvenue, qu'elle puisse se voir "concrètement" ou pas sur votre utilisation finale et pas seulement à 400% sur votre écran ! Je vous encourage donc à maîtriser la gestion des couleurs afin de travailler régulièrement avec ce très grand espace couleur. N'empêche, en 2016, vous serez toujours limités par l'écran et le gamut de votre couple imprimante/papier ! Ainsi, vivement des écrans "ProPhoto" - ce qui est malheureusement impossible à produire avec les technologies actuelles - et des ultrawide gamut d'impression !

3 - Cas des couleurs hors gamuts mais sans cassures de tons

Dans l'exemple ci-dessus, nous avons vu que certaines couleurs postérisaient et d'autres devenaient simplement des aplats, du moins à l'affichage, car le passage de la pipette de Photoshop dans cet aplat montre clairement que le fichier contient des nuances que, donc, seul l'écran est incapable d'afficher. on est aux limites d'affichage de cet écran vers ces couleurs. Les couleurs plutôt concernées par ce cas là sont plutôt les rouges et les bleus.

   
   
 

Mon constat et ma conclusion ! Ainsi, toujours sur cette photo, on voit très bien sur un écran "sRVB" que la laine rouge est maintenant transformée en un aplat de rouge affiché avec le rouge le plus saturé dont est capable l'écran. Il n'y a qu'en passant votre souris dessus avec l'outil pipette de Photoshop que vous allez voir que les valeurs RVB et notamment R varie, signe de nuances dans le fichier.

Donc hormis dans les verts, verts/jaunes et orange où les risques de cassures de tons sont plus flagrants comme nous l'avons vu ci-dessus -, dans les autres couleurs, vous risquez "juste" de ne pas voir ce que vous faites car votre écran ne vous le permettra pas. Il en est, en 2016, toujours incapable vers ces couleurs. Notez que les écrans "Adobe RVB dit large gamut" étendent surtout leur gamut vers les verts.

Donc si vos images vont surtout être diffusées sur Internet, le grand ProPhoto ne va pas finalement changer grand chose pour vous. Certes vous aurez saturé vos photos mais au détriment d'un aplat très saturé là où il y avait des nuances mais, certes, moins saturées.

En fait, dans cette affaire, on est toujours un peu coincé par les limites de la destination finale.

Mon conseil : si vous aimez les couleurs saturées, travaillez tout de même le plus longtemps possible en ProPhoto et vous convertirez vos photos en sRVB au tout dernier moment. Vous êtes sûr d'éviter les cassures de tons dans certaines couleurs. Même si on va perdre des couleurs à l'affichage ou à l'impression par la suite, les cassures de tons liées à une saturation post-traitement dégradent vraiment votre fichier (avec toutes les nuances expliquées ci-dessus). Et n'oubliez jamais qu'à vouloir trop saturer vos photos, en l'état actuel de la technique, vous risquez aussi de transformer de nombreuses nuances de vos photos en superbes aplats bien saturés !

4 - Quand les limites des gamuts d'impression nivellent les différents espaces couleurs

Image convertie en sRVB avec profil incorporéComment vont être imprimées toutes ces différences de saturations ? Si l'imprimante ne peut pas imprimer telle ou telle couleur, par quoi va-t-elle les remplacer ?

Je vais prendre comme exemple cette photo d'un vitrail de la cathédrale de Bourges aux très belles couleurs très pures. Je souhaite l'imprimer sur papier Glossy, car ils possèdent les plus grands gamuts actuels pour l'impression.

J'ai essayé de le mettre en valeur sur ce double développement du fichier RAW (sRVB puis ProPhoto) Après impression, j'ai pris en photo les tirages que vous voyez là. Ils ont été désaturés volontairement afin de montrer un peu quelque chose, notamment sur les écrans à gamut standard, car la théorie nous explique les différences mais la pratique est très souvent moins spectaculaire !

   
   
 

Mon constat ! Sur la photo de gauche (tirage à partir d'un fichier RAW développé en sRVB/8bits), le vitrail dans les rouges (5% de la photo guère plus) est un aplat de rouge sans guère de nuances. Sur la photo de droite (tirage à partir du même fichier RAW mais développé en ProPhoto/16 bits dans Camera Raw) cette même partie possède le même niveau de saturation de rouge et un poil plus de matière qu'il aurait fallut désaturer encore davantage pour le mettre en valeur à l'écran. Autant vous dire que sur les tirages originaux, la différence est ténue même si elle est réelle. Cela dit, dans une belle exposition photo, CELA NE SE VERRAIT PAS !
Pour quelqu'un qui regarderait les deux tirages sur une table, donc par comparaison, celles-ci resteraient tout de même compliquées à percevoir ! C'est dire s'il y a une différence entre la théorie et la pratique en gestion des couleurs à l'impression... 

Comme une couleur n'est jamais non imprimable complètement sinon il y aurait du blanc à la place, elle est remplacée par la couleur imprimable la plus proche en saturation. Ensuite; il vous est possible de comparer les deux modes de conversion - relatif et perceptif - pour savoir si vous préférez, pour cette couleur perdre en nuances sans "toucher" les autres couleurs ou si vous préférez retrouver un peu de modelé, même moins saturé que sur l'original.

Mon analyse ! Entendons-nous bien, cela ne veut pas dire qu'il n'y a que ça comme différence entre ces deux gamuts pour ce rouge (principalement), cela veut juste dire que sur la destination finale, ici un tirage pourtant large gamut, la différence est gommée en grande partie et ce voit à peine. Le jour où nous aurons des papiers très large gamut, la donne sera différente et le ProPhoto montrera pleinement son potentiel et ses différences.

Mon conseil ! Nous avons vu que sur certaines couleurs, en post-traitement, elles peuvent se dégrader (postérisation). Au moment de l'impression, quand une couleur est non imprimable, il ne peut lui arriver pareil mésaventure. Les nuances colorées d'un fichier seront juste imprimées avec les couleurs les plus proches, techniquement imprimables, donc éventuellement moins saturées.

Note importante ! Vous pouvez afficher dans Photoshop les couleurs non imprimables mais vous ne pouvez savoir si ces couleurs sont non imprimables à 1% près ou beaucoup plus. Jusqu'à 5/10%, je ne suis pas sûr qu'il serait facile de voir la différence car, et il faut toujours avoir cela à l'esprit, seules les couleurs plus saturées hors gamuts seraient désaturées de 5/10% dans cet exemple.

   

   
 

Cela ne changerait rien pour les autres couleurs. Tant que Photoshop nous montrera les couleurs non imprimables seulement par un aplat de gris, il sera bien difficile de "prévoir" à l'affichage la différence qui il y aura entre notre fichier et notre tirage. Le côte on/off a un côté dramatisant qui me fait penser aux journalistes : "Si l'avion s’était écrasé avant, il serait tomber sur une crèche. Cela aurait été une catastrophe encore pire". Or il n'est pas tombé sur la crèche...

Dans ces conditions, quelle est l'importance d’afficher l'image sur un écran large gamut ?

Donc si vous voulez percevoir un peu cette différence dès l'affichage sur votre écran (donc je le rappelle surtout vers les verts et un peu vers les rouges) - donc en dehors des cassures de tons, flagrantes même sur un écran sRVB -, vous avez intérêt à travailler devant un magnifique écran large gamut de très bonne qualité. Ce n'est pas indispensable car cela n'abîmera pas votre fichier - contrairement à ce que certains croient - mais vous ne pourrez pas "pré-voir" toutes vos différentes retouches et donc peut-être pas pousser celles-ci très loin si vous affichez cette photo sur un écran qui affiche un gamut proche du sRVB. C'est juste une limite visuelle.
Un retoucheur pro ou amateur passionné - qui aime les couleurs saturées - qui travaille sur ce genre de sujets aura donc plutôt intérêt, selon moi, à acheter un écran à large gamut, calibré avec une excellente sonde de calibrage afin d'anticiper un peu le résultat final visuellement (notamment dans les verts). Quant aux autres...?

Mon conseil ! Encore pour tordre le coup à un a priori, même si vous travaillez sur un écran "sRVB", vous serez juste limité dans les retouches que vous pourrez effectuer EN VOYANT ce que vous faites mais en aucun cas vous "abîmerez" votre fichier. On peut très bien imprimer des couleurs non affichables, non affichables chez vous seulement qui plus est donc sur votre écran car vous pourriez peut-être les voir sur un autre écran plus large gamut ! 
Mais encore une dernière fois, large gamut ne veut pas dire large gamut dans toutes les directions car l'Adobe RVB 98 est surtout plus large vers les verts et de manière insignifiante vers les rouges. Votre robe rouge sera affichée à l'identique sur les deux types d'écrans (sauf erreur de manipulation dans les profils comme je l'ai déjà expliqué plus haut). 


Et que faire pour Internet ?

C'est l'objet de la page suivante : quelle gestion des couleurs sur Internet ?

   
 
 

À retenir !


Il y a une grosse différence entre la théorie et la pratique ! Voilà pourquoi beaucoup de photographes travaillent en sRVB sans que cela ne les gène outre mesure. Ce n'est pas optimal dans l'absolu mais pas toujours catastrophique non plus voire totalement invisible sur certaines couleurs, comme par hasard les plus courantes !

 Pendant plus de dix ans j'ai donc essayé de m"intéresser à la pratique. Est-ce que cela se voit vraiment dans la pratique ? S'il y a une différence, est-elle aussi spectaculaire que la théorie me le promet ou sera-t-elle plus subtile ?

 Vivement que nos écrans et nos imprimantes augmentent encore leur gamut pour se rapprocher du ProPhoto. Hormis pour Internet, il n'y aura plus besoin de choisir ! Sur les écrans, il est techniquement impossible avec une technologie RVB d'afficher le ProPhoto donc on va rester proche de l'Adobe RVB 98 encore longtemps !

 Si j'ai un conseil à vous donner c'est de photographier en RAW car vous n’hypothéquerez pas vos possibilités demain !

 On ne perd jamais des couleurs en gestion des couleurs (les fameuses couleurs non imprimables qui sont toutes sauf, évidemment, non imprimables...), on les désature uniquement si on les imprime sur un papier au gamut moins large et on les postérise plus ou moins c'est-à-dire que l'on crée des cassures de tons si on les sature trop en post-traitement ! 

 J'affirme que l'on s'abîmerait les yeux, la plupart du temps, si on devait jouer au jeu des sept erreurs entre une exposition photo réalisée en sRVB et la même en ProPhoto (toujours bien sûr avec la même réserve sur la saturation des couleurs de vos photos. Point essentiel) et d'autant plus sur un petit tirage. Vivement les couples papiers/encres très large gamut qui nous permettrons d'exploiter tout le potentiel incroyable du ProPhoto.

 Si vous souhaitez optimiser votre flux de travail vous avez intérêt à choisir votre espace de couleurs selon chaque photo et leur saturation avant et après traitement d'une part et son utilisation finale d'autre part : sRVB si vous travaillez par temps de brouillard et ProPhoto si vous photographiez des scènes aux couleurs plus saturées ou que vous aimiez le HDR, par exemple.

 L'adage selon lequel qui peut le plus peut le moins semble fonctionner avec le ProPhoto. Toutes vos photos ne seront pas forcément plus belles pour autant mais vous ne prenez aucun risque et vous êtes sûr de garantir vos chances en cas de photos aux couleurs saturées, que ce soit à la prise de vue ou en postraitement ! 

 Le sRVB ne doit pas vous faire honte car il est parfois plus que suffisant. Limité mais suffisant. Tout dépend de ce que vous faites de vos images... Je l'utilise souvent !

 
     
   
 
Sur cette page je vais partager avec vous tous mes conseils pour bienchoisir votre espace couleur entre les fameux sRVB, Adobe RVB 98 et autres ProPhoto...  
- Choisir entre sRVB, Adobe RVB 98 et ProPhoto
  - Commençons par tordre le cou à une idée reçue !
- Quelles différences entre les espaces ?
- Quelle différences pratiques ?
- À retenir...

 

- Gestion des couleurs sur Internet
- Gérer les couleurs d'un appareil photo
- Gérer les couleurs dans Camera Raw

- Mon guide d'achat des écrans 2018

 

 

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